France : Polonais soupçonné de meurtre. Il n’y a pas de rapports de corps ou de personnes disparues

La police soupçonne que la femme a été tuée par un menuisier polonais de 46 ans, qui vit en France depuis des années. Le 9 mars, le suspect, au volant d’une Audi noire sous l’emprise de l’alcool, aurait percuté un cycliste sur la route près de Grand Bourgtheroulde, à 140 km au nord-ouest de Paris.

Pensant qu’il avait tué, il rentra chez lui chercher la bêche. À son retour, il trouva la femme toujours en vie. La police pense qu’un Polonais l’a tuée puis a enterré son corps. Le vélo aurait dû être jeté à la décharge.

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C’est la version de la police française. L’identité de la victime est inconnue. Aucun corps n’a été retrouvé. Il n’y a pas non plus eu de signalement de personnes disparues. Cependant, la police pense que le meurtre a eu lieu parce que le suspect en a parlé à sa petite amie et à ses amis.

Hugh Schofield, correspondant de la BBC à Paris, s’est intéressé à l’affaire.

Meurtre mystère : Le corps de la victime a disparu, c’est un suspect

« Il y a très peu de preuves que quoi que ce soit se soit passé. Il n’y a pas de corps, pas de témoignage, pas de vélo. Tout d’abord, il n’y a pas de rapport sur la disparition du cycliste », a écrit le journaliste.

La police française n’a qu’un suspect. Il s’agit d’un Polonais de 46 ans qui est en garde à vue depuis juin.

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La raison pour laquelle la police est certaine qu’il y a eu un meurtre est que l’homme a d’abord dit à des proches qu’il avait tué la femme.
Le 14 mai, deux mois après le meurtre présumé, l’ex-petite amie du suspect s’est rendue dans un commissariat de Dieppe, en Normandie. Elle a raconté à la police comment son ex-partenaire avait déclaré le 9 mars qu’il avait causé l’accident et tué la femme. Il était ivre à l’époque.

Verre brisé

C’était sa version initiale. Le suspect a alors appelé la fille et lui a dit que tout allait bien. Selon lui, la femme était vivante et est rentrée chez elle. Le lendemain, le partenaire en question est allé à la rencontre du suspect. Il n’était pas chez lui. Elle a vu que le pare-brise de sa voiture était endommagé par une grosse tache rouge.

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Le 13 mars, elle a rencontré l’homme en personne, qui cette fois lui a raconté toute l’histoire, y compris le pelletage et l’enterrement. Le cycliste, lui a-t-il dit, était censé être sans abri.

Différentes versions

La BBC rapporte que trois autres témoins ont entendu le suspect raconter différentes versions de l’accident. Un ami qui a rendu visite au charpentier le jour du meurtre présumé l’a trouvé en train de nettoyer frénétiquement sa voiture endommagée.

L’homme lui a dit que le cycliste avait survécu. Cependant, elle a ensuite pris des photos de sa voiture, qui sont désormais un élément clé de la preuve policière.

Autre fait incriminant, le suspect a d’abord déclaré que la voiture avait été volée. Plus tard, il a avoué à la police qu’il les avait brûlés lui-même.

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Le Polonais a d’abord témoigné que l’histoire de l’accident était une « mauvaise blague », inventée pour faire en sorte que son ex-petite amie se sente désolée pour lui. Les dommages à la voiture, a-t-il affirmé, ont été auto-infligés et la tache rouge serait du sang de poulet.

Comme l’a rapporté la police, la personne arrêtée a par la suite reconnu que l’accident s’était effectivement produit, mais que la victime n’avait pas été blessée, puis a répété ses explications antérieures.

L’identité de la victime est inconnue

L’accusation s’est tournée vers la communauté locale pour l’aider à découvrir l’identité de la victime.

« En 23 ans de travail, je n’ai jamais rencontré un cas comme celui-ci », a déclaré le procureur Rémi Coutin à la BBC.

La police de Rouen a adressé une plainte aux témoins de l’incident. Il y décrit la victime comme étant âgée de 40 à 60 ans. Elle aurait eu un sac à dos avec elle le jour du meurtre. Son vélo aurait dû être équipé de sacoches.

La BBC rapporte qu’il existe des hypothèses possibles selon lesquelles la femme était une touriste ou venait de l’étranger. Elle peut également avoir vécu en marge ou en isolement, loin de sa famille, ce qui pourrait expliquer le manque de signalement de personnes disparues.

adn/BBC

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