Nous aidons les jeunes mamans à trouver le sens de la vie

Photo : arc. BPKWP / Autre


vendredi 15 juillet 2022 (10:54)

Mise à jour : vendredi 15 juillet 2022 (11 h 19)

Nous voulons que les filles qui viennent chez nous deviennent des mères et des épouses responsables, gagnent leur vie
et le plus proche – dit dans une interview pour PKWP Fr. Mgr Mirosław Gucwa de RŚA.

Le centre « Londo, mo luti » ou « Lève-toi et lève-toi » a été construit et équipé pour les filles en situation familiale difficile. Ils ont quitté l’école primaire ou plus tard pour diverses raisons
à l’école secondaire. Leur vie a été bouleversée par la guerre. Les rebelles qui voulaient prendre le contrôle du pays ont semé la mort et la destruction parmi la population civile. Des femmes ont été violées. Le témoignage de l’un d’entre eux, le P. Mgr Mirosław Gucwa a rappelé qu’il y a un an, lors de sa visite en Pologne, il avait remercié pour le soutien apporté par RŚA. La fille qui a été blessée par l’agresseur a donné naissance à une fille.
Dans la conversation avec l’évêque, elle a expliqué que « le sourire de cet enfant guérit sa blessure ».

Le centre de Bouar est principalement fréquenté par des adolescents de 16 ou 17 ans. Certaines filles sont plus âgées. Et même s’ils ont 20 ans, ils ne savent toujours ni lire ni écrire. – S’ils veulent se rattraper, approfondir leur connaissance de la langue française, acquérir une formation générale et apprendre un métier, ils viennent chez nous – souligne le P. Mgr Mirosław Gucwa de la République centrafricaine.

Au cours de l’année scolaire qui vient de s’achever, 87 filles âgées de trois ans ont bénéficié du soutien du centre. Apprendre à lire et à écrire est toujours la première chose que les nouveaux étudiants doivent acquérir. Elles apprennent aussi leurs droits, elles apprennent à s’occuper de leurs enfants, car beaucoup d’entre elles sont déjà de jeunes mères. – Ils sont eux-mêmes éduqués dès le début
dans le métier. Ils commencent par apprendre à coudre à la main,
puis progressivement, en deuxième et troisième année, elles ont une machine à coudre à leur disposition, explique l’évêque du diocèse de Bouar.

Mgr Mirosław Gucwa souligne que « le centre propose une formation complète ». Cela signifie que les filles non seulement étudient un certain sujet, mais apprennent aussi
– ce qui est particulièrement important en Afrique – elles apprennent à vivre, à être des mères et des épouses responsables. – Beaucoup de ces filles ont déjà des maris. Nous voulons qu’ils fondent une bonne famille et gagnent de l’argent pour eux-mêmes et leurs proches
– explique l’évêque.

Certaines femmes sont seules ou avec l’aide de leurs parents
capable de payer votre séjour et vos études à « Londo, mo luti ». Le prix annuel est de 30 euros. Ce sont les moyens qui permettent
pour payer les enseignants et les enseignants. Toutes les filles n’ont pas de telles opportunités. Par conséquent, le centre,
dans lequel ils sont scolarisés, ils bénéficient d’un soutien extérieur.
– Le diocèse de Kalisz nous a aidés et continue de nous aider, nous en sommes donc extrêmement reconnaissants. L’Association pour aider l’Église en détresse est incluse dans ce travail
– souligne le P. Mgr Mirosław Gucwa.

Les fonds polonais ont été utilisés pour des investissements urgents. Un bâtiment a été construit où les filles pourraient être hébergées
c’est tout ce qu’ils cousent et vendent ensuite. Ils pourront travailler avec des laïcs financés par les fidèles du diocèse de Kalisz et les donateurs du contingent militaire polonais. « On peut équiper toutes les filles en machines à coudre à la fin de l’année
et le matériel dont ils ont besoin pour commencer à gagner
– explique le P. Mgr Mirosław Gucwa.

Sur place, les jeunes mamans ont également accès à une école maternelle.
L’année dernière, il a été utilisé par environ
30 plus petits enfants. Grâce à cet investissement, les filles peuvent apprendre. – Après l’école, ils passent du temps avec leurs enfants. Cette crèche fonctionne aussi grâce au soutien du Diocèse de Kalisz, précise l’Ordinaire du Diocèse de Bouar du PKWP.

Les habitants des environs comptent les jours depuis le départ des rebelles. Mgr Mirosław Gucwa explique qu' »après 10 ans de crise, une situation relativement stable revient, et la vie à Bouar est paisible ». Par l’intermédiaire de l’Association pontificale, il a également transmis ses remerciements à tous ceux qui entourent le centre et son diocèse par des prières et un soutien financier. Il a assuré que chaque soutien se traduit par un avenir meilleur pour ses accusés. – Les enfants de nos filles quand leur mère a un travail,
ils ont de bonnes conditions dès le début, ils peuvent aller
à l’école. Ceci est lié à la situation où il est également marié
avoir un emploi est une belle opportunité pour les plus jeunes
– il a résumé.

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